Le laser vasculaire traite les fines rougeurs du visage, les petits angiomes et les varicosités des jambes. Il se pratique de préférence en automne et en hiver, sur une peau non bronzée, en une à trois séances espacées de quatre à six semaines. Commencer en novembre permet d’avoir terminé avant le retour du soleil.
Couperose, rosacée, varicosités : de quoi parle-t-on ?
- La couperose : de fins vaisseaux rouges, dilatés et visibles sur les joues, le nez ou le menton.
- La rosacée : une maladie de peau chronique qui, dans sa forme rouge, associe rougeurs persistantes, bouffées de chaleur et souvent une couperose. On confond fréquemment les deux.
- Les varicosités : de petites veines rouges ou violacées des jambes, en étoile ou en réseau, isolées ou liées à une insuffisance veineuse.
Le laser traite aussi les angiomes stellaires et les angiomes rubis, ces petites taches rouges du visage ou du corps.
Les crèmes apaisantes ou anti-rougeurs atténuent l’aspect de la peau. Elles ne font pas disparaître un vaisseau déjà dilaté : c’est le rôle du laser vasculaire.
Pourquoi le soleil change tout
Le laser Virtuo de Deleo émet une lumière verte de 532 nm, absorbée par l’hémoglobine du sang. Le petit vaisseau chauffe, se referme puis s’efface, tandis que la peau autour est préservée.
Cette lumière est aussi absorbée par la mélanine, le pigment du bronzage. Sur une peau bronzée, le risque de taches claires ou foncées augmente. D’où deux règles :
- Pas d’exposition au soleil ni d’autobronzant dans le mois qui précède et dans le mois qui suit chaque séance.
- Une protection solaire haute sur les zones traitées, y compris en hiver.
L’automne et l’hiver réunissent ces conditions sans effort : les jambes restent couvertes et l’exposition du visage est réduite.
Un calendrier type
- NovembreConsultation, examen de la peau et des vaisseaux, première séance.
- Décembre ou janvierDeuxième séance si nécessaire.
- FévrierTroisième séance si nécessaire, puis bilan.
- PrintempsUne peau prête pour les beaux jours, avec une protection solaire.
Le nombre de séances dépend de l’étendue et du type de vaisseaux. Il est fixé lors de la consultation.
Laser ou sclérothérapie pour les jambes ?
Les deux techniques se complètent.
Si des varices ou des jambes lourdes accompagnent les varicosités, un écho-doppler veineux recherche d’abord une insuffisance veineuse. Traiter la cause évite de voir réapparaître rapidement de nouveaux vaisseaux.
Comment se déroule une séance
- Durée : 15 à 30 minutes.
- Sensation : un picotement chaud ou un petit claquement d’élastique, atténué par l’embout refroidi.
- Après : rougeurs et léger gonflement pendant quelques heures, parfois de petites croûtes sur les jambes.
- Reprise : les activités habituelles reprennent le jour même.
Le laser est réalisé au cabinet de Paris 16e.
Tarif
Une séance coûte de 200 à 500 € selon la zone traitée. C’est un acte esthétique, non remboursé par l’Assurance maladie.
Sources
Michaud T., Lasers vasculaires, Annales de dermatologie et de vénéréologie, 2009
Questions fréquentes
Peut-on faire un laser couperose en été ?
C’est déconseillé : la peau est souvent bronzée et l’exposition après la séance augmente le risque de taches. L’automne et l’hiver sont plus sûrs.
Combien de séances faut-il ?
Le plus souvent une à trois, espacées de quatre à six semaines, selon l’étendue et le type de vaisseaux.
La couperose peut-elle revenir ?
Les vaisseaux traités s’effacent, mais la tendance à en former de nouveaux persiste. Une séance d’entretien peut être proposée plus tard.
Couperose ou rosacée : qui consulter ?
Un médecin vasculaire traite les vaisseaux visibles au laser. Une rosacée inflammatoire, avec des boutons, relève d’abord d’un suivi dermatologique.